Notre histoire
Un chalutier breton
depuis 65 ans
L'Oxalis n'est pas une simple unité de production
halieutique : il est le témoin matériel et vibrant du savoir-faire
des chantiers navals bretons. Pour nous, enfants de Lesconil, ce
navire incarne le rôle de
« dernier des anciens » qui a survécu là où tant
d'autres ont fini sous les mâchoires des pelleteuses.
Né en 1961 dans les ateliers du
Chantier Naval Hénaff au Guilvinec, il est un
chalutier de type « malamok » — l'un des
chantiers de tradition du Pays Bigouden, qui construisait alors
une série de solides bateaux en bois pour la flottille locale. À
une époque où le bois régnait en maître, ces orfèvres de la mer
ont conçu une unité capable de « travailler » avec la houle.
L'équipage de l'Oxalis se compose de 2 coproprietaires,
Alain Le Drézen et
Henri Le Brenn, ainsi que de 2 voire 3 matelots
lors des premières marées. L'histoire de l'Oxalis est
indissociable de la lignée Le Brenn : une saga de
transmission qui commence à la barre avec Henri, se poursuit avec
ses enfants — Yves puis Olivier.
Il pratique la pêche au chalut de fond, axée essentiellement sur
la langoustine, merlus, baudroies, soles et autres espèces de
poissons, sur les fonds de la Grande Vasière.
En 1974, l'Oxalis connaît une première refonte
majeure : changement de la passerelle, du moteur, de l'hélice et
du treuil.
En 1987, pour suivre l'évolution de la pêche, le
bateau se dotera d'un portique et d'un enrouleur mécanique,
passant à la pêche arrière.
En 1992, il s'équipe de 2 enrouleurs
hydrauliques. Cette modernisation facilite la vie des marins, une
simple manette et le chalut se déroule et s'enroule.
En 2001–2002, retour au Chantier Hénaff pour le
changement total du bastingage — preuve que le savoir-faire
artisanal continue de faire vivre ce navire.